Communiqué de Presse : Renforcement des Capacités des Parlementaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre sur les Statistiques de Genre et la Budgétisation Sensible au Genre
Date:
Communiqué de Presse
Renforcement des capacités des parlementaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre sur les statistiques de genre et la budgétisation sensible au genre
Mbour, Sénégal 26 mars 2026 — Dans le cadre du programme « Les femmes comptent », soutenu par l’AFD (Agence Française de Développement), le bureau régional d’ONU Femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre, en collaboration avec la Direction nationale de l’Equité et de l’Egalité de Genre du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités du Sénégal (MIFASS), a procédé à la clôture d’un atelier régional de renforcement des capacités destiné aux parlementaires sur l’utilisation des statistiques de genre et la budgétisation sensible au genre (BSG).
La formation qui s’est tenue sur trois jours, a réuni des parlementaires du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Tchad, de la République centrafricaine, du Cameroun et de la République Démocratique du Congo, illustrant ainsi la dimension régionale de cette initiative et la volonté de promouvoir le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de gouvernance sensible au genre.
Pour mieux permettre aux décideurs politiques de mettre en place des cadres, des politiques et des programmes sensibles au genre, il est nécessaire de les accompagner à comprendre et utiliser les statistiques de genre. En effet, ces données sont plus que des chiffres et reflètent la réalité d’innombrables femmes et de filles. Elles mettent en avant les fractures et les inégalités sociales, économiques et politiques. Même si, les données disponibles actuellement ne couvrent pas tous les indicateurs de genre, que les investissements économiques et humains accroissent pour la prise en compte de la production des statistiques de genre, il existe des lacunes dans l’utilisation des statistiques de genre. Ainsi, il est crucial d’accélérer les efforts visant à assurer non seulement la production mais également, l’utilisation de statistiques de genre de qualité.
Comme l’a rappelé Madame Mireille Kamitatu, Directrice Régionale adjointe du Bureau Régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, « Dans notre Région, près d’une femme sur quatre subit des violences de la part d’un partenaire intime. Seulement une femme sur dix en Afrique du Centre et deux femmes sur dix en Afrique de l’Ouest occupent un siège parlementaire. En Afrique de l’Ouest, il n’y a que 25% des femmes qui disposent de droits sécurisés sur les terres agricoles. Ces chiffres ne sont pas de simples données. Ils traduisent des réalités vécues. Ils traduisent des inégalités persistantes. Et surtout, ils doivent nous interpeller collectivement. Nous avons tous la responsabilité de faire évoluer nos systèmes de gouvernance vers des modèles plus équitables, plus inclusifs et davantage fondés sur des données probantes. Celles-ci sont un outil de pouvoir, un instrument de redevabilité, et un levier de transformation des politiques publiques ».
En effet, nous ne pouvons pas changer ce que nous ne pouvons pas mesurer et nous ne pouvons pas transformer la situation des femmes et des filles, sans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de décisions éclairées par les données et les faits probants. Utiliser les données, est une étape fondamentale pour améliorer la vie des communauté en particulier des femmes et des filles, car elles aident à rendre visible les inégalités subies par ces dernières.
Dans cette lancée, Ie Gouvernement du Sénégal, dans sa démarche visant à promouvoir l’intégration de la dimension genre dans les politiques publiques et ONU Femmes, dans le cadre de son Programme « Les femmes comptent », ayant pour objectif d’améliorer la production et l’utilisation des statistiques de genre, a mis en place cet atelier de renforcement de capacités des députés. Celui-ci a permis de renforcer leurs compétences dans l’analyse des statistiques de genre et l’intégration des stastiques de genre dans chaque phase du cycle de leurs actions à savoir : l’argumentaire parlementaire, la production législative, l’évaluation et le contrôle des politiques publiques. Grâce à l’atelier, les parlementaires ont également amélioré leurs connaissances de la budgétisation sensible aux genres et de ses mécanismes.
Lors de la clôture de l’atelier, Mame Astou FALL, Conseillère Technique et représentante de Madame la Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités du Sénégal, a souligné que « Cet atelier s’inscrit pleinement dans les orientations de la Vision Sénégal 2050 et de la Stratégie nationale pour l’Équité et l’Égalité de Genre, qui placent l’équité et l’inclusion au cœur des politiques publiques.
Toutefois, comme cela a été souligné au cours des travaux, les défis restent nombreux.
Pour les relever poursuivons ensemble, en vue de renforcer les efforts pour renforcer la production et la disponibilité des statistiques de genre, améliorer leur utilisation dans les processus décisionnels et institutionnaliser la budgétisation sensible au genre dans nos systèmes de gouvernance ».
L’atelier de renforcement de capacités des parlementaires des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, s’est achevé par une série de recommandations pour renforcer l’intégration du genre dans le travail parlementaire pour garantir que l'élaboration des politiques à travers la Région s'appuie sur des données solides. Ainsi, il sera possible d’éclairer les incidences pour les femmes et les hommes de toute action envisagée pour réduire les inégalités notamment dans la législation.
Pour des informations additionnelles, contactez :
ONU Femmes (Bureau Régional Afrique de l’Ouest et du Centre) Rokhaya Ngom Spécialiste Communication et Rapportage Statistiques de genre Rokhaya.ngom@unwomen.org | ONU Femmes (SENEGAL) Ndeye Seynabou SARR Analyste de programme Stastiques de genre Ndeyeseynabou.sarr@unwomen.org |