Clôture du premier Forum africain sur les statistiques de genre et de l'enfant : ONU Femmes appelle à poursuivre l’élan en faveur des statistiques de genre.

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Photo de famille des intervenants à la cérémonie de clôture du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant à Yaoundé.
Photo de famille des intervenants de la cérémonie de clôture du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant à Yaoundé : Paul-Marie Petroch, Chef des Politiques Sociales de l’UNICEF au Cameroun ; Gildas Crepin Nzingoula, chargé d’études statistiques senior à STATAFRIC (Union africaine) ; Mme Marie Pierre Raky Chaupin, Représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun ; Joseph Guy She Etoundi, Directeur Général Adjoint de l’Institut National de la Statistique (INS) du Cameroun ; Marc Koffi Kouakou, gestionnaire et économiste-statisticien à la Banque africaine de développement (BAD) ; et William Muhwava, Chef de la Section des statistiques démographiques et sociales de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Photo : ONU Femmes Cameroun.

Yaoundé, 10 juillet 2026 – Le premier Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant s’est achevé à Yaoundé après cinq jours de travaux intenses qui ont réuni un large éventail de producteurs et d’utilisateurs de données autour d’une même ambition : faire des statistiques de genre un levier central pour l’effectivité des droits, l’accès à la justice et l’élargissement des opportunités pour toutes et tous.

En tant qu’organisation des Nations Unies dédiée à l’égalité entre les femmes et les hommes et à l’autonomisation des femmes, ONU Femmes a joué un rôle moteur dans la conception et l’animation de ce Forum, organisé en partenariat avec la République du Cameroun, pays hôte, l’Institut national de la statistique du Cameroun, la Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, l’UNICEF, Open Data Watch, PARIS21 et de nombreux autres partenaires techniques et financiers.

Ce rendez-vous continental a offert un espace de travail sans précédent, où approches, besoins et priorités ont été confrontés et mis en cohérence. Un langage commun autour des données a émergé et des passerelles concrètes ont été établies entre la production statistique et la décision publique, du niveau continental jusqu’aux territoires. Ce faisant, le Forum s’inscrit pleinement dans le mandat d’ONU Femmes, qui fait de la production et de l’utilisation de statistiques de genre un pilier des politiques publiques fondées sur des preuves et de la redevabilité en matière de droits des femmes et des filles.

Les travaux du Forum ont été l’occasion d’insister sur l’importance de mesurer l’accès des femmes et des filles à la justice, droit humain fondamental et pilier de la gouvernance démocratique. Tout au long des travaux, les participants ont souligné la complexité d’un domaine multidimensionnel, souvent peu visible et fragmenté, qui requiert la mobilisation de sources multiples tout au long du parcours judiciaire. Les échanges ont mis en évidence les liens étroits entre statistiques de justice, renforcement de la gouvernance et réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’Objectif 5 sur l’égalité entre les sexes et l’Objectif 16 sur l’accès à la justice pour tous, ainsi que la nécessité de mieux suivre les expériences de discrimination, dont une part importante demeure encore insuffisamment documentée.

Une attention particulière a été accordée aux utilisatrices de données d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le partage d’expériences issues notamment du Libéria, du Tchad et d’autres pays de la région. Ces contributions ont illustré comment les statistiques de genre permettent de documenter le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, tout en mettant en lumière les opportunités auxquelles elles n’ont toujours pas pleinement accès, en particulier en matière de participation politique. 

Par ailleurs, les premières enquêtes nationales réalisées en Afrique autour des risques environnementaux et la vulnérabilité de genre menées au Sénégal et en Tanzanie ont été mises en évidence, permettant d’insister sur l’importance de disposer d’une base factuelle solide pour concevoir des politiques environnementales, climatiques et de développement plus sensibles au genre, et pour intégrer systématiquement l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’action climatique et la planification du développement durable.

Le Forum a également été marqué par le lancement officiel d’une nouvelle publication d’ONU Femmes, “Developments and Achievements in the Uptake and Use of Gender Data: A Five Country Compendium from East and Southern Africa”, couvrant cinq pays de la région ESARO. Cette publication montre de manière concrète comment les statistiques de genre peuvent éclairer la conception de politiques publiques fondées sur des preuves et renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes à l’échelle régionale. Il a aussi permis de réaffirmer le rôle structurant de deux cadres d’action d’ONU Femmes dans la région : le programme “Making Migration Safe”, lancé cette année au Sénégal pour contribuer à sécuriser les parcours migratoires des femmes avec un focus sur leur autonomisation économique, notamment à travers l’impulsion de la production et de l’utilisation des statistiques migratoires de genre et l’initiative globale “Women Count”, qui vise à faire en sorte que chaque donnée produite se traduise par une meilleure décision pour les femmes et les filles.

Au terme des travaux, ONU Femmes, par le biais de sa Représentante résidente au Cameroun, Mme Marie Pierre Raky Chaupin, a appelé à transformer les recommandations adoptées à Yaoundé en résultats tangibles pour toutes les femmes et les filles. 

 

Contact presse : 

Tabara Yacine Lo, Spécialiste communication régionale, ONU Femmes, Afrique de l’Ouest et du Centre 

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