RDC : des acteurs clés s’unissent et s’engagent à lutter contre les violences numériques à l’égard des femmes.
Date:
La campagne de 16 jours d’activisme a été lancée à Kinshasa, le 25 novembre 2025, date marquant la commémoration de la journée internationale de l’élimination des violences à l’égard des femmes et filles.
Les 16 jours d’activisme sont plus qu’une campagne : ils lancent un cri d’alarme et offrent une opportunité d’engagement collectif contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.
Le thème de cette année, « Tous unis pour mettre fin aux violences numériques à l’égard des femmes », met en lumière un danger grandissant. Alors que les violences basées sur le genre perdurent, l’essor fulgurant des nouvelles technologies et des réseaux sociaux ouvre de nouveaux champs d’agression.
Les abus en ligne sont une réalité mondiale inquiétante. Entre 16 et 58 pour cent des femmes ont subi des violences basées sur le genre facilitées par la technologie (ou violence numérique).
En République démocratique du Congo comme ailleurs, des femmes et des filles, à tous les niveaux, subissent menaces, harcèlement, discours haineux et abus en ligne.
Une mobilisation collective pour transformer les réseaux sociaux en espaces sûrs et protecteurs.
« Ces violences numériques ne sont pas des accidents isolés : elles sont systémiques, elles brisent des vies, elles minent la santé mentale, la dignité et la cohésion sociale, et elles étouffent la liberté d’expression », a indiqué Bruno LEMARQUIS, coordonnateur Résident et Humanitaire des Nations, lors de la cérémonie du lancement officiel de la campagne de 16 jours d’activisme à Kinshasa.
Le Système des Nations Unies l’affirme avec force : la lutte contre les violences numériques est une urgence. Nous devons transformer l’espace digital en un lieu sûr, inclusif et porteur d’égalité.
Les femmes ne sont pas responsables des violences qu’elles subissent en ligne. Elles ne doivent pas porter seules le fardeau de les combattre. Bruno Lemarquis a appelé à une mobilisation collective — autorités étatiques, société civile, secteur privé et communautés — pour bannir les discours sexistes, dénoncer chaque acte de violence numérique et investir dans l’éducation digitale.
A l’occasion, Madame Micheline OMBAE, Ministre du Genre, Famille et Enfant, a exhorté les couches sociales, notamment les hommes, les jeunes et les leaders communautaires à devenir de champion de la masculinité positive ; d’adopter une citoyenneté numérique responsable, en rejetant des pratiques négatives qui ternissent les femmes sur les réseaux sociaux.
Dans son propos, Madame Lauranne PARIS ANTELO, a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne à continuer à soutenir l’égalité entre homme et femme et l’autonomisation des femmes vers la construction d’un environnement où chaque femme, chaque fille est respectée, protégée et actrice de son avenir.
En RDC, ONU Femmes met en œuvre le programme « Unis pour l'égalité de genre », une initiative de l'Union européenne qui vise à renforcer les droits des femmes, leur autonomie économique et leur leadership, tout en agissant pour prévenir et répondre aux violences basées sur le genre. Dans le cadre des 16 jours d’activisme, ONU Femmes a lancé un mur digital— une initiative qui vise à créer une dynamique collective et à mobiliser les hommes et femmes contre les violences basées sur le genre à travers les 26 provinces de la RDC.
ONU Femmes salue l’engagement du Gouvernement congolais visant à renforcer la confiance numérique, grâce à la ratification en juin 2025 de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité, ainsi qu’à la publication du Code numérique prévoyant la création de l’Agence nationale de cybersécurité (ANCY) pour lutter contre les abus en ligne. Cet engagement se reflète à travers le thème national de la campagne « ensemble luttons contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles en RDC ».
Ensemble, transformons les réseaux sociaux en espaces sûrs, protecteurs et respectueux des droits de toutes les femmes et les filles.