RDC: Validation des études juridiques et sociologiques favorables pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin

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Les études juridiques et sociologiques en lien avec le climat des affaires et l’entrepreneuriat des femmes en RDC ont été validées, en présence des différentes parties prenantes au Projet d’Appui au Développement des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (PADMPME), ce 26 mai 2022 à Kinshasa.

Pendant deux jours, une centaine des participants, issus de la Présidence de la République, de la fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, du Parlement, des structures étatiques dont l’ANAPI, l’ANEDEC, l’INS, des organisations des femmes entrepreneures, des entreprises privées, de la société civile, ont passé en revue les deux rapports provisoires et échangé sur les principaux résultats. L’objectif était de formuler des recommandations pour enrichir les rapports des consultants et éclairer les activités de dissémination des textes juridiques confiée à ONU Femmes dans le cadre du PADMPME.

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Chantal Nsimba, représentant le Coordonnateur national du PADMPME a indiqué, lors de son discours d'ouverture, que ces études vont permettre de mettre fin à l’ignorance des lois favorables à la promotion économique de la femme. Photo: ONU Femmes/Adriana Borra

Dans son mot d’ouverture de l’atelier, Chantal Nsimba, représentant le Coordonnateur national du PADMPME, a indiqué que ces études vont permettre de mettre fin à l’ignorance des lois favorables à la promotion économique de la femme. « Le travail de ONU Femmes, à travers ces études, nous permet de réduire cette ignorance pour faire sauter les barrières sur la voie de l’épanouissement de la femme congolaise, et plus particulièrement, de la femme entrepreneure » a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que le souhait est désormais de voir toutes les parties prenantes à cet atelier devenir champions de la dissémination des droits économiques des femmes.

Catherine Odimba prenant la parole au nom du Représentant résident de ONU Femmes a rappelé aux participants que la validation d’une étude n’est pas un simple rituel contractuel, mais plutôt un moment décisif où les pouvoirs publics et les organisations bénéficiaires du projet examinent la validité de la méthodologie, la recevabilité des résultats et la valeur ajoutée des recommandations.

CARLOS NGELEKA
Présentation de l'étude sur le cadre juridique de l'entreprenariat en RDC. Photo: ONU Femmes/Carlos Ngeleka

En effet, l’étude des textes relatifs à l’entrepreneuriat des femmes en RDC a consisté à faire l’inventaire des lois et règlements qui régissent le climat des affaires en RDC afin d’interroger leur sensibilité

au genre et de proposer des mesures de nature à enraciner la culture de l’égalité dans ce pilier important du développement national. L’étude CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques) sur l’entrepreneuriat des femmes en RDC, quant à elle vise à élucider les pratiques culturelles et normes sociales qui exercent une influence positive ou négative sur l’autonomisation économique des femmes en général et l’entrepreneuriat des femmes en particulier.

Lors de la cérémonie de clôture, la députée nationale de la circonscription de Lukunga, Solange Masumbuko, a déclaré que cette thématique de l’entrepreneuriat concerne tout le monde. « Cela appelle à une synergie d’action des hommes et des femmes, parce que rien qu’à écouter le diagnostic de la méconnaissance des lois et des textes juridiques ici, en passant par le changement des comportements qui s’avère nécessaire, je crois que nous devons tous aboutir à des actions palpables et concrètes, pourquoi pas par la sensibilisation sur les textes qui existent et légiférer sur les textes manquants notamment sur la loi sur l’entrepreneuriat. » a-t-elle interpellé les participants. Elle a poursuivi en disant : « L’entrepreneuriat de la femme congolaise demeure la clé et l’épicentre de notre décollage. Sans passer par l’entrepreneuriat, nous ne saurons jamais atteindre la classe moyenne. » a-t-elle martelé.

L’Honorable Solange s’est engagée à transmettre le message à ses collègues et a promis qu’ils vont faire diligence pour travailler sur la loi qu’ils attendent du gouvernement et aussi insister sur les quelques réformes en cours, mais dont les conséquences ne sont pas encore palpables notamment les fonds de garantie qu’ils doivent remettre à certaines banques pour booster l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Par ailleurs, Catherine Odimba a indiqué que ONU Femmes était satisfait de l’évolution de travaux de cet atelier. « Nous avons appris que les objectifs sont atteints dans la mesure où vous avez formulé des critiques constructives et des recommandations pertinentes qui permettront, dans les jours à venir, d’améliorer les différents rapports présentés, de les finaliser et les utiliser pour nos actions futures » a-t-elle déclaré.

Ces deux études ont été commanditées par ONU Femmes dans le cadre de la sous-composante du PADMPME relative aux reformes légales et à la dissémination des textes juridiques favorables à l’autonomisation économique des femmes.
Pour rappel, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a obtenu de la Banque Mondiale un crédit pour financer le Projet d’Appui au Développement de MPME, dénommé PADMPME, dans le cadre de sa stratégie de développement du secteur privé.