Dans les propos de Liliane : « Grâce à l’appui de l’Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE), dans le cadre de son programme avec ONU Femmes, j’ai pu recevoir les soins nécessaires à notre survie. »

Date : lundi 24 août 2020

Maternité de Sange.  Crédit photo : Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE)
Maternité de Sange.
Crédit photo : Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE)

Dans l’instabilité politique et  la douleur des séquestrations subies au Burundi, Liliane, son mari et ses quatre enfants s’installent en 2015 à Sange, en République Démocratique du Congo. En 2019, Liliane tombe enceinte. Vivant sous le choc de traumatismes, des émotions et dans une situation économique difficile, Liliane se demandait dans quelles conditions son bébé viendrait au monde. Secourue par le Fonds des Femmes pour la Paix et l’Action Humanitaire d’ONU Femmes, elle nous raconte comment l’organisation a sauvé la vie de sa famille.

« Pendant le travail qui a duré 4 jours, la situation a commencé à se compliquer et je souffrais d’énormes douleurs. Je criais fort et toutes les personnes au sein de l’hôpital entendaient ma voix. J’avais difficile à accoucher par voie basse et j’avais déjà perdu la poche des eaux.  J’ai failli mourir et perdre l’enfant en moi. Le médecin directeur de l’hôpital a proposé que je subisse une opération chirurgicale. Malheureusement, je n’avais pas les moyens financiers pour payer les frais pour subir une césarienne et que l’on sauve ma vie et celle de mon enfant.

Grâce à l’appui de l’Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE), dans le cadre de son programme avec ONU Femmes, j’ai pu recevoir les soins nécessaires à notre survie. Cette organisation, avec l’appui d’ONU Femmes, a pris en charge les frais de l’opération et de tous soins médicaux dont j’ai bénéficié. Cela m’a sauvé la vie et a permis à ce que mon enfant soit sauvé aussi.

Aujourd’hui, nous sommes tous en bonne santé et je suis reconnaissante pour ce que l’AFPDE a fait pour ma famille. Ainsi, j’adresse mes sincères remerciements à l’AFPDE et à son bailleur de fonds, ONU Femmes, pour nous avoir permis d’espérer revivre. »

 

*Dans un souci de protection, les noms des protagonistes ont été changés.

 

 

Le Fonds des Femmes pour la Paix et l’action Humanitaire (WPHF) est le seul mécanisme de

financement international exclusivement consacré à encourager la participation des femmes dans les processus de paix et l’aide humanitaire. Ce partenariat global vise à redynamiser l'action et les différentes formes de financement pour soutenir l’inclusion, le leadership et l'autonomisation des femmes dans la gestion de situations de conflit et de crises humanitaires à travers le monde. Spécifiquement conçu pour stimuler un changement significatif du rôle des femmes dans les zones de conflit et de post-conflit, il s’appuie sur le pouvoir habilitant du financement pour amplifier leur visibilité et soutenir le travail vital qu’elles fournissent pour la prévention des conflits, la réponse aux crises et l'accélération des processus de paix dans leurs communautés.

Né d’un partenariat entre les États membres, les Nations Unies et la société civile, le WPHF

Soutient des initiatives qui ont des impacts concrets et durables. À ce jour, plus de 100 organisations locales de femmes dans 12 des 25 pays éligibles ont été subventionnées par le WPHF. Une Commission d’attribution internationale composée de toutes les parties prenantes gère le fonctionnement du fonds, ONU Femmes assure le secrétariat et la coordination de la mise en œuvre des décisions du Conseil d'attribution et le Fonds d'affectation multipartenaires du PNUD (MPTFO) agit en qualité d'agent administratif.

De Juin 2019 à Juin 2020, l’Association des Femmes pour la Promotion et le Développement Endogène (AFPDE) lance un projet intitulé « Amélioration des conditions sanitaires des femmes déplacées internes et réfugiées dans les zones de santé de Ruzizi et Nundu ». Ce dernier vise à permettre aux femmes déplacées internes et réfugiées vivant dans une situation difficile dans des zones de santé de Lemera, Ruzizi et Nundu dans la province du Sud Kivu d’accéder aux soins de santé maternelle et aux bonnes conditions hygiéniques.